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16.12.2007
Les commerçants, ces autres victimes de l'explosion du 30 octobre à Bondy

Tête de liste aux municipales de Bondy pour le MoDem, j'ai souhaité rapidement rencontrer les commerçants de notre ville in situ. Je n'oublie pas non plus que je suis fils de commerçants ^_^
Ce samedi 15 décembre, en compagnie de Christophe Cassisi, notre responsable des Jeunes MoDem de Bondy, nous nous sommes rendus rue Roger Salengro, à l'épicentre de la tragique explosion, pour faire le point sur les affaires de nos commerçants 45 jours après le drame.
Sans surprise les nouvelles ne sont pas bonnes... Certes, le dicton dit "plaie d'argent n'est pas mortelle". Pour la boucherie, la boulangerie, l'opticien, la pharmacie, la retoucherie et le magasin de vêtements enfants/ados, les chiffres d'affaires ne sont pas bons. J'ai entendu des chiffres inquiétants : "-60% à 80% de CA par rapport à un mois de décembre normal (c'est à dire le meilleur mois de l'année)". On m'a aussi dit : "je ne paie plus le loyer à mon bailleur". Ou encore : "heureusement, que nous avons les bons d'achat hebdomadaires (50 euros) pour joindre les deux bouts avec mon mari et mon enfant".
La colère et la frustration semblent également monter; des promesses restées sans lendemain concernant :
- des remises de taxes professionnelles (qui auraient été bienvenues pour soulager les trésoreries tendues);
- une possible réouverture de la rue et, surtout, du passage du bus (l'arrêt devant Master Optic draînait son lot régulier de clients pour les boutiques de la rue Roger Salengro;
- une bâche décorée toujours attendue pour masquer les stigmates de l'explosion et égayer un peu la zone en ces fêtes de fin d'année;
- de l'affichage dans tous Bondy pour que l'on sache que nos commarçants sont toujours là;
...

Quels enseignements tirer de ces constats désolants ? Comme souvent, les politiques et les magistrats font peu de cas des petits commerçants. Ce monde étrange qui semble obsédé par une seule chose : payer ses factures ! Hélas, oui ! Quand on tient un petit commerce, on ne mange du bifteck le soir que lorsqu'on a payé les traites des fournisseurs et les impôts. Il faut aussi retenir le peu de solidarité organisée vers ces victimes "invisibles" : certains s'en sortent car ils ont la "gnack", quelques numéros de téléphone "utiles"; d'autres sont déjà en galère car débordés par la pression de la gestion quotidienne de leur "bouclard". Avoir un avocat "gratuit" dans la plainte contre X suite à l'explosion ne fera pas revenir les clients dans les boutiques.
Au-delà de cette situation Bondynoise très particulière, je considère comme primordial le rôle du commerce de proximité dans l'animation de la ville, la solidité du lien social et la lutte pour l'emploi local. Or, les projets d'Urbanisme de l'équipe municipale sortante pêchent sur ce point :
- les nouveaux emplacements commerciaux sur l'angle Guesde/Polissard comporteront finalement peu de nouveaux arrivants (une agence de voyage et une banque dans un secteur qui n'en manque pas), les autres emplacements commerciaux étant repris par des commerçants déjà implantés;
- le projet ANRU "Terre-Saint-Blaise" comporte a minima un volet "déplacement des commerçants sur les zones de passage";
- le projet "ZAC de l'Ourcq" ne comporte pas de volet commerce de proximité.
Nous devons accentuer l'effort de la municipalité en faveur du "petit" commerce. Je vous donne rendez-vous sur ce blog, sur celui du MoDem Bondy, sur nos tracts, sur les marchés, dans les commerces, lors de nos prochaines réunions pour découvrir nos propositions innovantes et réalistes sur ce sujet.
22:30 Publié dans Vivre à Bondy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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