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27.04.2008
Convention des éus démocrates
Compte rendu de la convention des élus démocrates du 26 avril 2008 (repris du site Grand Paris Démocrate)
La Convention des élus démocrates qui se tenait hier à La Maison de la Chimie a marqué à coup sûr le "Printemps du MoDem". Une très belle journée que les Conseillers nationaux Grand Paris Démocrate vous invitent à partager par leur compte-rendu
Première génération d'élus MoDem et prise d'élan
Temps fort dans le déploiement de notre mouvement avec un François Bayrou époustouflant d'énergie et de volonté, la Convention était l'occasion de découvrir les visages d'une nouvelle génération politique. Le MoDem, aujourd'hui, c'est 60 000 adhérents, 12 200 élus et 300 maires.
Emmenée par Jacqueline Gourault, Présidente de la Fédération des Elus Démocrates, vice présidente de l’Association des Maires de France, la salle comble et enthousiaste a su donner le la d'une époque nouvelle que quelques signes résument bien :
- Ouverture par François Bayrou à 10h tapantes, clôture à 14h20 ... dans les délais convenus,
- Investissement dans l'organisation et mise en place d'un calendrier,
- Organisation équilibrée des rythmes de la journée : apports d'expérience, débats, prises de parole de figures emblématiques du renouveau tels François-Xavier de Peretti et Fabienne Faure, et la belle impertinence politique de Robert Rochefort du Credoc.
Le Modem, entre modernité politique et enracinement territorial
D’emblée, François Bayrou a réaffirmé notre positionnement de premier mouvement politique du XXIème siècle, seul vecteur du pluralisme politique voulu par les français « des verts … aux gaullistes », alternative novatrice porteuse d’un nouveau projet de société.
Les témoignages de maires démocrates élus dans de grandes villes comme Arras, Talence, Saint-Brieuc ont apporté la preuve des avancées de notre mouvement et de sa place dans le paysage français. Les résultats obtenus lors des élections locales augurent de notre capacité de déploiement lors des prochaines élections européennes (2009) et régionales (2010). Ces prochaines élections peuvent donner toute sa place au Mouvement démocrate, si le mode de scrutin régional n’est pas modifié.
De son côté Jacqueline Gourault insistait sur l’importance de s’impliquer et de se former en apportant des précisions sur les modalités offertes aux élus. Elle se félicitait par ailleurs de la mobilisation de tous ceux qui ont fait acte de candidature au Conseil national. Très préoccupée par la fragilisation des territoires, elle invitait les élus à se mobiliser pour un aménagement du territoire équilibré et respectueux des besoins de l’ensemble des français.
Démocratie et organisation
François Bayrou a enjoint chacun d’entre nous de s’engager personnellement en tant que contributeur, acteur et décideur du projet démocrate et à travailler sur le rapport entre démocratie et organisation qui implique inventivité et discipline.
Le calendrier de travail de notre Mouvement est directement piloté par François Bayrou :
- 3 mai : mise en ligne d’une synthèse des contributions des départements avec pour objectif l’obtention d’un consensus sur les points clés : élections à la proportionnelle, collégialité …
- 8 mai : grande journée au siège du MoDem autour de François Bayrou pour débattre et intégrer les remarques des militants sur le texte
- 14 mai : premier Conseil National pour finaliser le règlement intérieur qui sera décliné dans chacun des départements et nomination de responsables pour organiser le mouvement politique et le débat.
Humanisme et Justice
Inscrivant une fois encore notre mouvement comme une chance de renouvellement entre une Gauche de la dépendance et une Droite de l’arrogance, François Bayrou insistait en conclusion sur les fondamentaux de notre projet de société. « Notre mouvement ne considèrera jamais qu’il est socialement juste de faire financer la solidarité par les plus pauvres ».
09:55 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Le gag CSA

Un sondage CSA place François Bayrou favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy....
C'est un paradoxe! 39% des Français (dont 45% des sympathisants de gauche) aimeraient voir François Bayrou à Matignon. Autant dire qu'ils souhaitent l'impossible ! Je ne me formalise pas outre mesure de ce sondage au résultat pour le moins incongru : les français ont le droit de rêver d'une nouvelle cohabitation. Il semble que ce soit leur façon d'envisager l'équilibre démocratique des forces politiques. Je préfère retenir de cet épiphénomène que, depuis l'affaire de la note élyséenne sur "comment tuer Bayrou" et la tentative de scission de certains UDF, François Bayrou et le MoDem sont revenus dans la course. Le rebond post-municipales est bien là : nous n'émettons encore qu'un bruit de fond mais je sens que les gens commencent à y prêter une oreille attentive. Et finalement, quatre ans, c'est long...
01:05 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2008
Le tribune MoDem du "Reflets" de mai 2008
En avant première "mondiale", la tribune du groupe MoDem de Bondy dans le journal municipal "Reflets" de mai 2008 :
Ah notre cher Maire !
Lors du conseil municipal d’installation, le Maire fustigeait le gouvernement qui retirait 98750 euros à la dotation de solidarité urbaine de notre ville. A ce moment précis, nous, les élus MoDem, comprenions cette indignation. Quelle ne fut pas alors notre surprise de constater que le Conseil Municipal du 27 mars mettait à l’ordre du jour une proposition de majoration de 50% de l’indemnité du Maire (adoptée avec les voix de la majorité municipale) la portant à près de 6000 euros par mois, soit un bonus cumulé de quasiment 150 000 euros sur la durée du mandat ! Nous avons voté contre cette logique malsaine du « servons-nous plutôt que de servir la collectivité » ! Notre refus est d’autant plus ferme que, de l'aveux même de la 1ère adjointe, 50% des indemnités sont reversées aux formations politiques : les bondynois paient des impôts pour améliorer le pouvoir d’achat des élus ou financer le PS et le PCF !!
Laurent Quinet – http://lebondynoisdemocrate.hautetfort.com/
14:58 Publié dans Vivre à Bondy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2008
Travailleurs sans-papiers : régularisons !

L'Umih, principale organisation patronale de l'hôtellerie et de la restauration, s'est prononcée jeudi en faveur de la régularisation des salariés sans-papiers embauchés avant juillet 2007 et déclarés par leur employeur.
Il est en effet indispensable de stopper l'hypocrisie de certains secteurs économiques, l'hôtellerie et la restauration, mais aussi le bâtiment ou le secteur du nettoyage industriel, qui recourent massivement à des travailleurs sans-papiers. En effet, depuis le décret d'application (juillet 2007) de la loi Sarkozy sur l'immigration, les employeurs sont obligés de s'assurer, auprès des préfectures, de l'authenticité des papiers des travailleurs étrangers. Ce décret a d'ailleurs conduit de nombreux patrons à licencier leurs employés en situation irrégulière sous peine de sanctions pénales. Avant les patrons des secteurs concernés ne souciaient guère de la régularité des papiers de leurs employés d'origine étrangère.
Alors, au-delà de la possible déstabilisation de pans entiers de l'économie, en cas de reconduite massive aux frontières de ces travailleurs, il faut défendre pour des raisons humanistes le principe de régularisation de ces salariés sans-papiers :
- ces gens participent à la création de richesse;
- ces gens paient des impôts et des taxes;
- ces gens ont des enfants scolarisés, souvent mis au monde sur le sol français.
Bref, ces personnes, intégrées socialement et économiquement, vivent en france depuis des années : pourquoi faudrait-il leurs refuser le droit d'être français ? Pire, pourquoi faudrait-il leurs faire perdre leur emploi et les reconduire à la frontière ?
La France est bien contente de disposer de cette force de travail alors assumons et accordons leurs la nationalité française !
09:22 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
Conseil municipal du 17/04/08 : les contradictions du maire !
L'ordre du jour du conseil municipal du 17 avril dernier comportait, entre autres, les principaux points suivants :
- adoption des tarifs 2008 des diverses prestations municipales liées à la cantine, la culture, la santé, le sport et les droits de place des marchés;
- vote des garanties pour des emprunts Bondy-Habitat concernant la construction de logements sociaux;
- adoption d'une convention avec la CAF pour le financement des structures d'accueil de l'enfance, les crèches notamment.
Profitant d'une majorité écrasante (34 sièges sur 43), l'équipe municipale a fait adopter l'ensemble des points de l'ordre du jour. Néanmoins, les élus MoDem ont fait entendre leur différence.
Concernant les révisions tarifaires, les élus MoDem ont approuvé les augmentations tarifaires accompagnant la hausse du coût de la vie (+2,59%) pour les restaurations scolaires, les centres de loisirs et les sports aquatiques. En cette période de retour de l'inflation, il vaut mieux cette progressivité qui permet aux ménages d'adapter leur budget.
Par contre, avec Fatima, nous nous sommes opposés à l'augmentation des tarifs des prestations culturelles notamment le PASS Culture (+ 5%, plus fort que l'inflation !) et les droits d'inscription au conservatoire de musique. Voici le texte de mon intervention lors du débat :
Les élus MoDem auraient souhaité que l’équipe municipale fasse le choix d’un arbitrage visible en faveur de la culture. Appliquer la hausse du coût de la vie aux activités culturelles payantes manque pour le moins d’ambition. A l’heure où le pouvoir d’achat des familles les plus défavorisées est amputé par l’inflation des biens de première nécessité et les décisions gouvernementales, la Ville de Bondy aurait pu, aurait dû maintenir les tarifs en l’état, voire les baisser pour permettre aux plus grand nombre de continuer à accéder à la culture à faible coût alors qu’il devient de plus en plus difficile de subvenir aux besoins élémentaires.
Le Maire a répondu que cette augmentation va concourir à dégager des financements pour augmenter les capacités d'accueil de l'école municipale de musique dont les délais d'attente sont de deux ans ! Ce serait un des objectifs de Sabrina Métayer, en charge de la culture. Nous prenons acte et nous allons être très vigilants : les belles paroles en conseil municipal devront se traduire pas des actes.
Nous nous sommes également opposés aux augmentations des prestations du centre de santé municipal (pédicurie et soins dentaires) aux motifs suivants (texte de mon intervention) :
Là encore, alors que le gouvernement fait le choix de rogner le dispositif de couverture maladie (le projet de déremboursement des lunettes en est le dernier exemple), il aurait été opportun de faire un geste en faveur des plus démunis d’entre nous pour qu’ils puisse continuer à accéder aux soins de pédicure et dentaires à un coût inchangé, voire en baisse. Pour conclure, Monsieur, le Maire, je considère que ces décisions de gestion ne vont pas dans le sens de l’histoire quand, comme vous, on se veut solidaire !
Lorsqu'on vient chatouiller Gilber Roger sur son "pré-carré" de la solidarité social, il n'aime pas du tout mais manque parfois d'arguments. En l'occurrence, la réponse qui nous a été faite soutenait le principe que la Ville ne peut pas toujours se substituer aux carences du gouvernement, notamment concernant le financement des soins médicaux. Avec un tel raisonnement à la Ponce Pilate, autant nous annoncer tout de suite qu'il fermera le centre de santé si l'état continue à dérembourser les prestations médicales ! Il est déjà loin le temps de la campagne électorale, ou le Maire, alors candidat sortant, se faisait le chantre de la protection du pouvoir d'achat et de la couverture maladie !
Concernant la convention avec la CAF pour le financement des structures d'accueil de l'enfance, bien que soutenant l'adoption de ce partenariat, nous avons tenu à souligner que :
Les élus MoDem signalent leur soutien à cette convention entre la Ville et la CAF. Toutefois, ils s’étonnent que les modalités alternatives d’accueil de la petite enfance comme les micro-crèches ne fassent pas partie de la politique municipale en la matière. Par ailleurs, nous tenons à remarquer que les chiffres du diagnostic démographique préalable au contrat sont d’ores et déjà dépassés et laissent augurer de l’insuffisance des mesures de cette convention, quand bien même nous les considérons comme indispensables et les soutenons.
Le Maire n'a rien répondu pour expliquer son désintérêt pour les micro-crèches alors que dans le même temps il déplore l'existence d'une liste de 180 enfants toujours en attente d'une place en crèche !
Nous avons également voté contre l'augmentation des droits de place des marchés de la Ville. Lors du conseil d'installation, M. Roger vantait sa conversion récente à la cause du redressement économique de Bondy, notamment en renforçant le commerce de proximité. Voilà une bien étrange décision, alors que tout le monde sait qu'à Bondy le petit commerce se fait déjà "matraquer" par une taxe professionnelle parmi les plus chères du département !;
A noter que nous nous sommes abstenus sur le dossier des constitutions de garantie communale pour les emprunts de Bondy Habitat. Il ne s'agit pas pour nous de "flinguer" le financement du logement social, mais élus d'opposition responsables, nous ne pouvions engager notre responsabilité sur des dossiers de financement très lourds (plus de 3 millions d'euros) avec une absence presque totale d'information sur les conditions de l'opération immobilière et sur son financement à l'exception des montants, des durées et des taux !
Pour conclure, sachez que nous avons soutenus les voeux et motions contre la réduction des moyens accordés à l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis et dénonçant la profanation de 148 tombes musulmanes au cimetierre d'Albain-Saint-Nazaire.
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14.04.2008
Un combat pour le pluralisme en France

Déclaration de François Bayrou : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
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12.04.2008
Alors le MoDem, c'est foutu ?

Derrière ce titre un rien provocateur, je désire évoquer ici les soubresauts médiatico-politico-juridico-financiers qui agitent le MoDem. Je vous rassure (où je vais décevoir certains ^_^), nous sommes protégés de ces remous au niveau bondynois. Néanmoins, tout n'est pas rose tant à l'échelon départemental que national. Il faut le reconnaître en toute transparence. Créer une nouvelle formation politique avec un nouveau discours, un nouveau positionnement ne se fait pas en un claquement de doigts ni même en 6 mois.
Les 50000 nouveaux adhérents recrutés en quelques semaines sur internet, sur l'élan des présidentielles, ont sans doute fait croire un peu vite à certains que tout allait être facile pour le MoDem. Bah c'est raté !
En effet, le désengagement brutal entre les deux tours des présidentielles de la plupart des députés UDF, qui cherchaient à protéger leur mandat dans la perspective des législatives, était le signe annonciateur des difficultés qui nous attendaient. Une deuxième vague de "notables" UDF, au premier chef desquels Cavada, a quitté le navire pour satisfaire des ambitions "municipales" et la troisième vague, les sénateurs, se dessine actuellement dans le sillage de Arthuis et Mercier qui à leur tour cherchent à "se protéger" en vue des sénatoriales. Pas glorieux tout ça, mais face aux pressions de l'UMP et compte tenu d'une culture politique centre-droit majoritaire chez ces caciques de l'UDF, le positionnement plus "à gauche" du MoDem a de quoi leur donner de l'urticaire !
Par ailleurs, on ne peut nier aussi que ce désengagement massif de nos têtes d'affiche est sans doute lié à un exercice sans doute trop solitaire du pouvoir exercé par le couple Bayrou-de Sarnez. Les Lagarde, les Cavada, les Arthuis n'ont eu de cesse de clamer leur incompréhension face à la stratégie de François Bayrou. Stratégie que ce dernier n'aurait jamais pris la peine de leurs expliquer. Il y a sans doute une part de vérité dans cet alibi récurrent des "déserteurs". Il est clair que le MoDem, sans être la secte décrite de façon caricaturale et malhonnête par certains, est excessivement "Bayrou-centré" et souvent beaucoup moins transparent et démocratique qu'il ne se prétend : un siège, rue de l'université, qui joue trop souvent "la grande muette" face aux interrogations des militants; des investitures aux municipales faites dans des conditions parfois peu transparentes; des élections au conseil national dont les conditions d'organisation frôlaient l'amateurisme quand ce n'était pas le conflits d'intérêts, notamment avec des permanents du siège en charge de l'organisation et par ailleurs candidats !
Vous l'aurez compris, ce n'est pas tous les jours au facile au MoDem ! Je reste pourtant optimiste car je ne suis pas surpris par ce tableau relativement noir mais prévisible au regard du projet ambitieux que nous portons. D'ailleurs, l'Elysée et l'UMP, une frange du PS aussi, ne s'y trompent pas : Bayrou et le MoDem sont les cibles à abattre ! La stratégie de nos adversaires est claire (ouvrons les guillemets) "ils sont affaiblis, tuons les avant qu'ils ne construisent les structures et ne définissent la ligne politique d'un vrai parti qui sera alors extrêmement dangereux lors des prochains scrutins, à commencer par les européennes." (fermons les guillemets).
Je vous invite d'ailleurs à consulter l'article du Monde du 10 avril dernier sur la note interne de l'Elysée qui est édifiante sur les intentions de Nicolas Sarkozy envers Bayrou et le MoDem ! De plus, le PS n'a pas de meilleurs sentiments à notre égard. Toutefois, la situation concernant le PS est moins tranchée qu'à l'UMP : le niet catégorique d'un Bartolone, qui est "passé au rouge" pour arracher le conseil général du 93 aux communistes, cotoie le "je t'aime moi non plus "d'un Delanoë et le projet d'alliance - mal récompensé - d'un Rebsamen à Dijon. Il faudra attendre le prochain congrès des socialistes pour y voir plus clair.
Comme il faudra attendre les élections fédérales du MoDem pour pouvoir enfin prendre du recul et définir enfin ce qu'est le projet politique, la vision de notre société que nous devons proposer aux français. Reconnaissons-le, entre la disparition médiatique de François Bayrou après les présidentielles - bien "aidé" par la main mise sarkozyienne sur les médias - et le grand écart politique réalisé par les candidats MoDem aux municipales (des alliances allant de l'UMP au PCF!), nous sommes devenus illisibles pour les électeurs. La stratégie "tout azimut" développée lors des municipales nous a fait perdre le fil. Les électeurs comme les médias ne voyaient plus le projet porté par les candidats MoDem mais simplement le jeu des alliances. Il n'aurait fallu constituer que des listes autonomes - comme nous l'avons d'ailleurs fait à Bondy - quitte à se passer de quelques sièges dans les conseils municipaux. Le projet du MoDem s'inscrit dans un développement de moyen terme, or nous avons joué le court terme ! Il va nous falloir travailler sur la discipline interne et la cohérence de notre formation politique. Que ce soit au niveau national ou départemental. Sur ce dernier point, je vous invite à lire mon blog dans les prochains jours car il sera question du cas particulier du MoDem en Seine-Saint-Denis : croyez moi, ce sera passionnant, un vrai western !
Ah j'oubliais, pour conclure, je vous donne ma réponse à la question-titre : c'est non ! Il faut juste se mettre au travail avec un esprit critique mais constructif. Et surtout ne pas faire comme quelques blogueurs qui clament leur désamours après avoir été les hérauts intransigeants du "bayrouisme".
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06.04.2008
un peu de fraîcheur dans ce monde de brute
Samedi matin, à l'école maternelle Jules Ferry, c'était CARNAVAL ! Les petits bouts de chou étaient superbement déguisés en chevalier, en pharaon ou... en petite souris ! Que des costumes réalisés par les pitchounets et les équipes enseignantes : superbe ! A la sono, pour une ambaince aussi festive que décontractée, Super Dom de Bondy, aux boissons et aux gâteaux les mamans et en chef d'orchestre de ce petit monde, la directrice Mme Rougeron. Le soleil n'était pas au rendez-vous, mais les parents en voyant les sourires, la gaîté et la fraîcheur de leurs petits artistes devaient avoir bien chaud au coeur. Et pour être assurés de ne pas prendre froid nous avons dansé jusqu'à la fin de la matinée avec la fanfare des Macchabés, des étudiants en médecine qui, entre deux gardes, se détendent en revisitant avec brio, talent et éclectisme des standards aussi diamétralement éloignés que le "Dark Vador Theme", "les copains d'abord" ou "I will survive". Petits et grands ont apprécié !
22:33 Publié dans Vivre à Bondy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Moi, moi, moi
Je suis enfin de retour devant mon pc pour alimenter ce blog. Et pour fêter ça, je vais parler de Moâ ! #^_^#
Je vous prie de bien vouloir me pardonner pour mon absence depuis le début du mois. Il ne s'agissait pas d'un manque d'inspiration ou d'envie mais d'un manque de temps en raison d'une actualité professionnelle et politique chargée. En effet, je suis en ce moment sur un dossier assez complexe et lourd à gérer au bureau qui m'accapare beaucoup.
Par ailleurs, si la presse se complet à évoquer la chute de la maison Bayrou, je peux vous assurer que le MoDem est toujours vivant : la bête est blessée mais pas moribonde. Tout ça pour vous dire que le Modem à Bondy s'active dans les coulisses; des projets sympas vont bientôt voir le jour : on va à nouveau entendre parler de nous ! A l'échelle du département, c'est la construction fédérale qui prend aussi un peu de place dans mon agenda : les candidatures pour les élections internes se déclarent mais encore faudrait-il bâtir un vrai projet pour le Modem 93 ! Avec d'autres, je commence à y travailler.
Vous l'aurez compris, je n'oublie pas mon blog. D'ailleurs, il ne devrait pas tarder à changer de look. La suite au prochain épisode !
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